Miroirs

Miroirs

ou l’image au son des notes

Apporter un visuel à l’univers sonore déjà si riche de Ravel est un art délicat. Les harmonies complexes du compositeur et les thèmes qui en découlent permettent à l’imaginaire de chacun un nombre incalculable d’histoires et d’aventures. Il s’agissait ici de trouver une idée qui puisse laisser la musique parler, tout en lui apportant un support onirique. Les miroirs se sont alors tout naturellement imposés à nous.

Déjà, le titre de la première pièce, « Miroirs », porte en lui l’idée générale. Miroirs qui reflètent les rêves de chacun, miroirs où les notes viennent s’entrechoquer, miroirs où la pianiste peut s’envoler… La troisième sonate de Prokofiev ensuite, histoire d’apporter un peu de relief à ce monde très onirique, puis « Gaspard de la nuit » pour finir et ses jeux de lumières, d’images et de reflets pour un moment hors du temps.

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Viktor Konwicki

Artiste vidéaste et multimédia

Né en 1982, à Payerne (CH).

Diplôme postgrade en multimédia, Haute École d’Art et Design, Genève.

Vit et travaille à Genève et la Chaux-de-Fonds depuis 2002.

« Mon travail artistique débute par un intérêt marqué pour les aberrations visuelles et les erreurs informatiques que j’observe régulièrement autour de moi, tandis que le monde se numérise de plus en plus. Dès 2004 je réalise mes premières vidéos avec un procédé numérique de compression de fichier, nommé par la suite datamosh, alors qu’il se popularise sur internet. L’aspect déstructuré des textures et les couleurs saturées que revêtent les images ainsi traitées me rappellent les nombreux bugs des jeux vidéo de mon enfance. Ces “fissures numériques” permettaient de découvrir une face cachée des jeux vidéo et révélaient l’envers du décor que les développeurs s’efforçaient au mieux de masquer. J’entreprends alors de réaliser mes premiers jeux vidéo, avec pour objectif de provoquer ces erreurs et de les intégrer entièrement à l’expérience ludique du jeu. Mais le jeu vidéo n’est pas le résultat en soi; il me sert de matière première pour ensuite produire les traces de mes expériences dans ces mondes numériques. Dans un second temps, j’expose celles-ci sous forme de capture vidéo, d’impression, d’installation ou encore de performance audiovisuelle.

Parallèlement, ma passion pour la musique et l’expérimentation sonore me pousse à travailler régulièrement en collaboration avec des musiciens (Zohastre, H.U.M., Fantasia Ficta, Coraline Cuenot) et des labels (wildrfid record, burning sound), dont je réalise les clips vidéo et les supports visuels lors de performance live. »

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Coraline Cuenot,

pianiste

Née en 1983 à La Chaux-de-Fonds (CH).

Diplôme de Master à la Haute Ecole de musique de Lucerne.

Vit et travaille à La Chaux-de-Fonds (et là où le piano l’emmène).

« Je découvre le piano haute comme trois pommes en promenant mes doigts sur le petit piano droit de ma maman. Intriguée, j’entre au conservatoire à l’âge de sept ans dans le classe de la merveilleuse Valérie Brandt qui sera toute ma vie une source continue d’inspiration. Ensuite, je suis les conseils de Catherine Courvoisier, Dominque Weber, puis j’étudie à Barcelone auprès de Jorge Pepi et Edith Fischer. Après une année en poursuivant ma route seule, je décide de continuer en classe de Master à la Haute Ecole de Musique de Lucerne chez le magnifique Ivan Klansky (Guarneri Trio Prague). Parallèlement à tout cela, je me perfectionne sous l’oeil avisé de Gérard Wyss, qui est encore et toujours de précieux conseil, et j’ai eu le plaisir de recevoir les encouragements de Ventsislav Yankoff.

Avide de nouveautés, je me mets régulièrement en danger en vivant de nouvelles expériences au sein du théâtre et de la scène alternative. Je me mue alors en bruitiste, musicienne de tabouret ou de kalimba, j’ouvre mon piano pour y utiliser toutes les ressources sonores, je sonorise mon instrument pour en modifier le son… Tout un univers incroyablement vaste, riche et complémentaire, en compagnie d’artistes tels qu’Aurore Faivre, Mathilde Bigler, Dany Petermann, Dejan, Marie Jeanrenaud, Viktor Konwicki, David Patrick Delves, Bill Uden ou encore John Andrew Cunnington.

Au milieu de tout cela, ma passion pour le monde de la musique de chambre me fait collaborer avec Laurence Guillod au sein du duo « Alban et Achille », Aurélie Matthey et Ioanna Seira (Trio Poivré) et en duo à quatre mains avec Amandine Savary.

En 2012, je crée un festival de musique Racinotes et en 2016 ma propre compagnie : Cie C. »

live at Grand-Cachot-de-Vent – 2018